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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 14:15

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Editorial : CREER UN GRAND MOUVEMENT NATIONAL DE DEFENSE

DE NOS HÔPITAUX ET DE NOTRE SYSTEME DE SANTE

ET D’ACTION SOCIALE 

 

Le 15 juin dernier, à l’initiative de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale nous étions des milliers dans les rues de Paris, venus de tous les établissements et de tous les départements  pour refuser :

  • Les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail qui mettent sous pression les professionnels et aggravent les délais d’attente et les conditions d’accueil et de soin,
  • L’étranglement financier des structures,
  • Les restructurations, les fermetures d’établissements et de services hospitaliers, sociaux et médico-sociaux,
  • Les déserts médicaux,
  • La marchandisation de la santé et du social,
  • Les dépassements d’honoraires, les franchises, les déremboursements et les forfaits,
  • Les prédateurs financiers qui spéculent sur la santé et le vieillissement de la population au détriment des usagers et des conditions de travail des salariés.

Et pour exiger :

  • Un grand service public de la santé et de l’action sociale.
  • Le retour à une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe «chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »
  • Une réponse à tous les besoins sociaux pour mettre fin à toutes les formes d’exclusion
  • L’accès à des soins de qualité pour toutes et tous partout de façon permanente
  • L’arrêt immédiat des restructurations et fermetures pour en finir avec la loi HPST
  • La défense et l’amélioration des statuts et des conventions collectives
  • Des emplois plus nombreux et qualifiés répondant aux besoins.

 

Chaque jour, de plus en plus de gens renoncent aux soins, les droits sociaux sont bafoués, les prises en charge du handicap et de la perte d’autonomie deviennent inaccessibles.

Pas une seule région, pas un seul département, pas un seul établissement de santé ou d’action sociale n’est épargné par la recomposition orchestrée par la loi Hôpital Patient Santé et Territoires (HPST) et l’insuffisance de financement de nos structures dont la tarification à l’activité (T2A) est un des outils principaux. Hier, il fallait maîtriser les budgets, aujourd’hui il faut être «compétitifs» !

Partout les suppressions de postes, les non remplacements de départs à la retraite, s’apparentent à de véritables plans sociaux. Les restructurations, les fusions ou fermetures d’établissements n’ont aucune justification autre que comptable. Ceux sont des milliers de postes qualifiés qui ont été et vont être supprimés, cette hémorragie doit être stoppée. L’emploi ne peut plus être la variable d’ajustement de l’équilibre financier des établissements, car ce sont les conditions de travail et d’accueil des usagers qui en pâtissent. Les conditions de travail se sont tellement détériorées ces dernières années, que le gouvernement ne fournit même plus de bilan social national, le dernier date de 2008 !

Dans tous les établissements les déficits entraînent des plans de retours à l’équilibre avec leurs cortèges de suppression d’acquis sociaux  (diminution ou de suppression de jours RTT), de mise en place d’organisations dangereuses (12h), de suppressions de postes, de lits, de services, de réorganisations…

Il est un principe, une valeur propre à notre histoire et à notre éthique que nous revendiquons plus que tout autre : celui de soigner toute femme, tout homme, sans distinction de classe sociale, politique ou religieuse.

Aujourd’hui, cette valeur fondamentale est menacée par les politiques de rigueur budgétaire mises en oeuvre depuis plusieurs années.

Alors que vont s’ouvrir les premières discussions sur le projet de loi de finances et le projet de loi de finance de la sécurité sociale, nous voulons que soient pris en compte nos revendications. Nous exigeons un moratoire sur toutes les restructurations et l’ouverture de négociations sur :

1.    le financement des établissements,

2.    l’emploi et la formation, les salaires : La reconnaissance de notre travail et de nos qualifications par une augmentation de nos salaires est urgente pour l’ensemble des professionnels.

Ensemble, que nous soyons usagers ou salariés, nous portons l’exigence d’un grand service public de santé et d’action sociale qui réponde aux besoins de tous, où qu’ils vivent et quels que soient ses moyens.

Il est urgent de rompre avec les politiques d’austérité, qui sacrifient notre système de santé et d’action sociale, pour satisfaire aux critères du libéralisme et à l’appétit des actionnaires par la privatisation de pans entiers de notre secteur.

Nous exigeons une autre politique sanitaire et sociale définie à partir des besoins des populations pour garantir l’égalité d’accès de tous à des prises en charge de qualité.

Pour cela, nous exigeons un financement ambitieux de la protection sociale, pour la consolider et la renforcer, pour en finir avec son démantèlement. Cela est possible à condition de répartir autrement les richesses produites par le travail.

Les promesses de changement doivent être tenues, il en va de la crédibilité du gouvernement, mais surtout de l’avenir de la société. Et pour y arriver, nous devons poursuivre et amplifier l’action du samedi 15 juin à Paris. Partout en France, des luttes intersyndicales voient le jour, souvent appuyées par la population pour défendre un service, un établissement menacé, les conditions de travail et d’accueil. Nous devons faire converger ces luttes pour en faire un grand mouvement national.  C’est le seul moyen de faire revenir ce gouvernement à la raison et qu’il stoppe le démantèlement de notre service public de Santé et d’Action Sociale !

Unis, déterminés, ensemble nous gagnerons !

L’HÔPITAL N’EST PAS UNE ENTREPRISE,

LA SANTE N’EST PAS UN MARCHANDISE !!!

 

Les urgences : ça craque de partout !

 

Les urgences hospitalières sont le miroir grossissant de tous les dysfonctionnements de notre système de santé et particulièrement de l’hôpital.

La multiplication des conflits, des menaces de démission collective des médecins ou de démissions effectives de chefs de service – comme à l’hôpital Saint-Louis à Paris ou plus récemment à Roubaix – sont révélateurs d’une situation d’épuisement professionnel et d’un système au bord de l’explosion.

 

Depuis des années, les pouvoirs publics ont été alertés de cette situation. Ont alors été mis à contribution les fameux « experts » pour avancer des explications permettant d’évacuer les vrais problèmes. En effet, la culpabilisation des patients qui viendraient aux urgences pour des « bobos »  constitue une manipulation inacceptable de la réalité. D’une part, si des patients viennent aux urgences pour des pathologies banales, c’est trop souvent parce qu’ils ne trouvent plus de médecins disponibles en ville  - notamment des spécialistes - et sans dépassement d’honoraires. D’autre part, les patients qui « encombrent » les urgences ne sont pas ceux qui viennent pour une simple consultation et qui repartent rapidement, mais ceux qui ont besoin d’être hospitalisés et pour lesquels on ne trouve pas de lits.

 

Cette situation est parfaitement explicable et son aggravation était inéluctable. Les fermetures massives de lits dans une logique de fonctionnement à flux tendu de l’hôpital est un non-sens. Par essence, l’activité d’un hôpital ne peut se soumettre aux critères de production programmée de l’industrie. De nombreuses études ont montré qu’un hôpital qui dépasse un taux d’occupation moyen de 85 % dysfonctionne. Or aujourd’hui de nombreux établissements dépassent en permanence ce seuil, ce qui génère l’accumulation des brancards dans les couloirs des urgences. Cette logique appliquée aux maternités est à l’origine de l’accident totalement prévisible – voire programmé – qu’a connu la maternité de Port-Royal.

 

Le discours lénifiant proposé par les différents gouvernements qui se sont succédés ces 20 dernières années et ressassé encore par la Ministre actuelle sur la nécessité de réorganisation pour résoudre ces problèmes est inacceptable. Les réorganisations sont permanentes à l’hôpital mais leur logique strictement financière est en train de le tuer. Par contre la question des moyens reste essentielle et ne peut être occultée. Les recommandations de Samu-Urgence de France fixent des normes sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.

 

Au-delà de la question des moyens humains, la problématique des lits d’hospitalisation nécessite de prendre en compte l’évolution des besoins. Si les services par appareil correspondent toujours à un besoin, ils ne répondent plus à l’émergence des poly pathologies, notamment chez les personnes âgées qui nécessite la création de services de médecine polyvalente dans tous les hôpitaux et plus particulièrement dans les CHU.

 

Enfin la question de la structuration des locaux des services d’urgence ne peut être ignorée. Depuis des années des propositions ont été mises sur la table pour organiser des filières spécifiques et séparées pour les trois grandes catégories de patients :

 

  • - un circuit rapide de consultation pour les patients ambulatoires ;
  • - un circuit pour les patients couchés avec un nombre de box dimensionné en fonction du nombre de patients et du temps moyen passé aux urgences pour que personne ne soit obligé de rester sur un brancard dans le couloir ;
  • - enfin une filière sécurisée et isolée pour les patients présentant des troubles du  comportement et/ou accompagnés par la police.

 

Il semble donc particulièrement opportun de profiter des différents événements récents et de leur médiatisation pour réunir les personnels des services d’urgence et des SAMU-SMUR – toutes catégories confondues – afin de faire le point de la situation locale, de formaliser des revendications sur la base des éléments présentés ici et de lancer des actions pour obtenir des négociations rapides. Ne laissons pas les personnels sans perspective et se déliter les équipes. Seule la lutte permet de créer une dynamique et des perspectives d’amélioration des conditions de travail et de prise en charge des patients.

 

AVEC LE MINISTERE DE LA SANTE :

LE DIALOGUE SOCIAL, C’EST DU PIPEAU !

Par Christophe PRUDHOMME (Médecin CGT)

 

Depuis maintenant plus d'un an, nous participons à des réunions qui ont débouché sur le rapport dit "Couty" et des annonces faites par la Ministre sur la stratégie nationale de santé ainsi que sur les urgences hospitalières.

Force est de constater qu'il existe un fossé très - trop - important entre le discours et les réalités de terrain où la logique financière continue d'entraîner des fermetures de services et des réductions de personnel.

Dans ce contexte, la Fédération CGT de la Santé et de l'Action Sociale, ainsi que l'alliance AMUF-CGT représentant les médecins, ont donc décidé de suspendre leur participation à ces discussions du fait de deux événements récents qui illustrent l'absence de réel dialogue social avec le ministère et nous incitent à ne plus croire le discours de la Ministre.

Mardi 30 septembre, notre secrétaire générale, Nathalie Gamiochipi, conduisait une délégation qui devait être reçue par le directeur de cabinet, Denis Morin, pour discuter du dossier de l'Hôtel-Dieu, dont la composition avait été annoncée le matin. Quinze minutes avant l'heure du rendez-vous, la conseillère sociale demande à parler à notre secrétaire générale pour lui expliquer le refus du directeur de cabinet de recevoir cette délégation au motif de la présence de représentants de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu. L'argument était le suivant : il acceptait de recevoir la Fédération mais il refusait une délégation représentant un hôpital car il ne pouvait se permettre de rencontrer tous les hôpitaux de France et de Navarre !

Après une occupation de la rue avec les camarades accompagnant la délégation, plus d'une heure après, il acceptait finalement de recevoir une délégation réduite comportant des représentants de l'Hôtel-Dieu. Lors de la rencontre, monsieur Morin a affiché un mépris de notre secrétaire générale et de la délégation, inacceptable et nous a signifié le refus de toute négociation sur la décision de fermeture de l'hôpital par l'AP-HP.

Le deuxième événement est la publication du décret mettant en place les commissions régionales paritaires pour les médecins qui excluent l'alliance AMUF-CGT, avec une rédaction étonnante qui ne précise pas les critères de représentativité mais qui parle des "organisations les plus représentatives", ce qui permet de nous écarter.

Cette attitude du Ministère, dirigé par Marisol Touraine, est inacceptable. C'est pourquoi nous ne pouvons continuer de participer à des discussions qui feraient croire à l'existence d'un dialogue social alors que la réalité quotidienne sur le terrain et dans les établissements montre le contraire.

 

Fable : LA COURSE DE CANOË

 

Il était une fois, une équipe française de canoë.

Une société française et une société japonaise décidèrent de se défier chaque année lors d’une course de canoë avec un équipage de 8 hommes.

Le deux équipes s’entraînèrent dur et quand arriva la jour de la course, chaque équipe était au meilleur de sa forme. Pourtant, les japonais vainquirent avec une avance d’un kilomètre.

Après la défaite, le moral de l’équipe française était au plus bas. Le top management décida qu’il faudrait gagner l’année prochaine et mit sur pied un groupe d’étude pour examiner la question.

Le groupe d’étude découvrit après de nombreuses analyses que les japonais avaient sept rameurs et un capitaine. L’équipe française, par contre, n’avait qu’un seul rameur, mais sept capitaines.

Face à cette situation de crise, le management frit preuve d’une grande sagesse : il engagea immédiatement une société conseil pour analyser la structure de l’équipe française.

Après de longs mois d’un dur labeur, les experts arrivèrent à la conclusion que dans l’équipe française, il y avait trop de capitaines et pas assez de rameurs.

Sur la base du rapport d’experts, il fut donc décidé de changer immédiatement la structure de l’équipe. Il y aurait désormais, quatre commandants, deux superviseurs, un chef superviseur et un rameur. En outre, on introduisit toute une série de mesures pour motiver le rameur : «Nous devons améliorer son cadre de travail et lui donner davantage de responsabilités ».

L’année suivante, les japonais vainquirent avec une avance de deux kilomètres.

La société française licencia immédiatement le rameur à cause de ses mauvais résultats obtenus dans son travail. Cependant, elle paya un bonus aux commandants en récompense de la forte motivation dont l’équipe avait fait preuve.

La société de conseil prépara une nouvelle analyse dans laquelle il était démontré que l’on avait choisi la bonne tactique, que la motivation était bonne, mais que le matériel utilisé devait être amélioré.

Actuellement la société française est en train de réfléchir à un nouveau modèle de canoë !

 

Cette fable est à rapprocher avec ce qui se passe actuellement avec les mauvais résultats hôpitaux et leurs budgets déficitaires. On en connaît les causes (Loi HPST/T2A, ONDAM  insuffisant…) , mais le gouvernement, les ARS, et les directions continuent de nier la réalité … et de proposer des solutions « inadaptées » pour ne pas dire … suicidaires !

   STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ :

UNE AMBITION QUI NÉCÉSSITE DES DÉCISIONS POLITIQUES FORTES

 

 Le rapport sur la «stratégie nationale de santé» vient enfin d’être rendu public. Le Rapporteur et la Ministre de la Santé l’ont présenté hier à la presse et aux acteurs de la Santé.

La Fédération de la Santé et de l’Action Sociale CGT se retrouve dans l’analyse réalisée et dans certaines préconisations qui en découlent et que nous avançons pour partie depuis de nombreuses années.

Pour changer le système et corriger ses défauts actuels, il faut commencer par se poser la question des moyens et sortir notre pays du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) qui impose la réduction de 10 milliards sur 5 ans pour l’assurance-maladie et l’Hôpital.

Se pose également la question de la faisabilité des ambitions, comment faire :

·        avec le maintien de la loi HPST ?

·        avec l’absence de démocratie dans les ARS ?

·        avec la paupérisation de la médecine de prévention (de la médecine scolaire, de la protection maternelle et infantile, la médecine du travail, la psychiatrie de secteur) ?

·        avec le maintien de la liberté d’installation et de la rémunération à l’acte ?

La psychiatrie est tout juste citée, alors que la politique de secteur est abandonnée depuis la fin des années 80, elle était pourtant d’avant-garde en matière de parcours de soins. Pour la CGT, l’ambition politique serait une loi de programmation en santé mentale dont l’axe central serait la relance de la politique de secteur.

La Ministre cite les maisons de santé pluridisciplinaires libérales, oubliant les centres de santé, alors qu’un récent rapport confirme leur pertinence et que nombre d’entre eux ferment faute de financements adaptés.

La démocratie est essentielle, la santé est l’affaire de tous, tant des malades que des bien-portants. Les représentants des assurés sociaux, des professionnels, des malades, de la population, doivent être associés et bien-sûr entendus sur la définition de la stratégie et des décisions des ARS. La CGT réitère sa revendication de chambre territoriale de santé apportant une réponse adaptée aux besoins de proximité.

Le tiers-payant intégral chez le médecin est présenté comme la grande révolution. L’idée est bonne, mais on attend toujours la suppression des franchises médicales.

Concernant la rémunération des professionnels et le financement des établissements, la logique du parcours de soins impose pour nous de sortir du paiement à l’acte, et donc de la T2A à l’hôpital.

La CGT dit oui à une stratégie nationale de santé encadrée par la loi, avec un calendrier et des moyens en adéquation. Il y a urgence, sans cela nous resterions sur de l’affichage.

Montreuil, le 24/09/2013

 

 

LES BREVES

 

ARS/ Conseil Général : Même désinvolture, même mépris !

Le 22 mars 2013 nous adressions à la délégation territoriale départementale de l’ARS et au conseil Général le courrier suivant :

Nous souhaitons vous rencontrer dans le cadre de notre collectif EHPAD afin d’évoquer la situation des établissements du département, en général :

·         Budgets, effectifs, conditions de travail, précarité , suppressions de postes…

et d’autre part évoquer la situation plus particulières de quelques établissements :  

·         Encadrement et effectif infirmier … à Agon-Coutainville

·         Suppressions de postes à Mortain ( animatrice, coiffeuse,…), aménagement du secteur fermé

·         Refus de passage à temps partiels à 80% de droit à Ducey, mise en place d’horaires coupés non statutaires…

Afin d’éviter la redondance et par souci d’efficacité, nous souhaitons que ce rendez-vous puisse se faire en présence des services du Conseil Général concernés auxquels nous avons adressé la même demande.

En vous remerciant d’avance, veuillez agréer, monsieur le Directeur, nos salutations distinguées.

La réponse du directeur de la délégation territoriale de l’ARS est plutôt surprenante puisqu’il s’appuie sur les réunions tenues à l’agence régionale de basse Normandie avec les organisations syndicales qui le souhaitent, pour nous inviter à passer par ces réunions régionales pour évoquer les problèmes des établissements du département. Et pourquoi pas aller à Paris au Ministère de la Santé ? La réponse du Conseil général  est encore plus surprenante puisqu’il ne nous a toujours pas répondu par écrit à notre demande …se contentant de décliner notre demande de rendez-vous  au décours d’une autre réunion concernant un établissement de l’action sociale du département… en invoquant les mêmes raisons !!! C’est quoi l’échelon régional du conseil général ?

Désinvolture ou mépris ? Assurément les deux à la fois !

 

 Le salaire socialisé, c’est quoi ?

Le salaire socialisé comporte trois facettes : 

1- Il est constitué d’un revenu direct qui permet au salarié de répondre à ses besoins, se nourrir, se loger, etc.

 2- Il est constitué d’une part indirecte , la cotisation sociale, qui est mutualisée pour répondre aux risques sociaux (au sens de la Sécurité sociale) : santé, chômage, retraite, parentalité. 

3- Il est la reconnaissance sociale de la qualification, avec un talon, le SMIC, qui est le salaire d’un travailleur sans qualification. La cotisation sociale est une part intégrante du salaire, la baisser ou la moduler, c’est baisser ou moduler le salaire.

 

Congé maternité : le gel de note est inadmissible et illégal !

Dans le protocole d’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction pu­blique signé le 8 mars 2013, la CGT a revendiqué que soit intégrée la suppression des inégalités sa­lariales entre les femmes et les hommes, comme pour le congé maternité : « D’ores et déjà, il sera rappelé à l’ensemble des employeurs publics que les congés mater­nité, les congés pathologiques et maladie affé­rents à la grossesse et les congés d’adoption ne doivent pas avoir d’impact sur le déroulement de carrière, ni affecter la rémunération des agents. En effet, les procédures permettant d’apprécier la ma­nière de servir (évaluation, réduction d’ancienneté, attribution de primes) ne doivent pas aboutir à pé­naliser les agents concernés, durant les périodes d’absence ou du fait d’absence liée au congé ».

Il est important de signaler à votre syndicat CGT si vous avez subi un gel de note pour raison de congé maternité : cette pratique est inadmissible. Les directions doivent appliquer la loi  la discrimination envers les femmes est répréhensible.

Report des congés annuels non pris pour raison de congé maternité:

La direction Générale des Affaires de la Fonction publique a rappelé dernièrement qu’en respect du droit européen, « il convient d’accepter la demande d’un agent pour le report de l’exercice du droit à congé annuel non pris en raison d’un congé de maternité.“

le syndicat CGT exige l’application de ce droit dans tous les établissement dès maintenant. 

 

LES BREVES DES ETABLISSEMENTS

 

CENTRE HOSPITALIER PUBLIC DU COTENTIN : HÔPITAL EN DANGER,  LE COMBAT CONTINUE !

Le nouveau directeur du CHPC  ne fait pas preuve de beaucoup d’originalité pour tenter de pallier au déficit colossal de l’établissement qui devrait atteindre 27 millions d’euros à la fin de l’année. Alors que l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-UNSA lui a fait part de nombreuses pistes d’économies ou de recettes possibles, lui, s’évertue à choisir la solution de facilité qui consiste à prendre le « petit » personnel comme « variable d’ajustement » : diminution de 5 RTT, passage de plusieurs services en 12h, restructurations de services sans concertation avec diminution de lits et de postes… et continue de nier le rôle pourtant essentiel de la T2A, de la loi HPST et du manque de financement de nos établissements au niveau gouvernemental, dans nos difficultés.

Visiblement de mauvaise foi… puisqu’il vient d’être nommé délégué régional de la FHF (Fédération hospitalière de France) et que cette même FHF déclare le contraire !

Ce jeune dandy aux « dents longues » et  à la parole facile semble beaucoup plus préoccupé par sa carrière, qu’enclin à régler les problèmes de notre hôpital. Les conditions de travail du personnel et d’accueil et de soins des usagers, il n’en a cure ! Si l’établissement va mal, « c’est dû à un manque de productivité du personnel » …rien que cela ! Il persiste à vouloir continuer à mettre en place son funeste projet qu’il présente comme seul remède …remède qui pourtant pourrait bien être fatal !

Le pire, c’est qu’il n’est pas seul  à vouloir mous administrer  la purge et l’amputation : le président du conseil de surveillance, maire de Cherbourg-octeville, et d’autres élus (députés) qui semblaient nous soutenir, font machine arrière … Il faut dire que notre « ami » ministre Bernard Cazeneuve, tout comme le président Hollande, semblent être pris d’amnésie aiguë, puisqu’ils ont oublié leurs engagements et prônent une politique qu’ils dénonçaient vigoureusement lorsqu’ils étaient dans l’opposition !  Ils ne veulent plus mettre fin à la T2A, ni abroger la loi HPST, ni donner les moyens à nos établissements de fonctionner décemment. Ils faut dire que d’emblée ils ont décidé de faire serment d’allégeance à l’Europe libérale en signant le traité européen de stabilité (voulu par Merkel et Sarkosy).

 

HÔPITAL LOCAL DE MORTAIN : DROIT D’ALERTE !

A l’hôpital de Mortain, afin de pallier à un déficit, des mesures ont été prises par la Direction. Comme les temps coupés, le non remplacement des arrêts,…

Depuis plusieurs mois, nous subissons ces contraintes et par conséquent nos conditions de travail se sont dégradées. Comme bien d’autres établissements, nous ne pouvons plus assurer des soins d’aussi bonne qualité. Nous subissons et les faisons subir aux résidents qui souhaiteraient vivre dans un cadre idéal avec des soignants présents et attentifs à leur demande. Et non pas soignés par des équipes qui courent et qui ont peu de temps à leur accorder.

Comment aimerions-nous finir nos derniers jours ? Souhaiterions-nous être confrontés à la vie actuelle de nos anciens ? Que peut-on faire pour améliorer les choses ? Que sommes-nous prêt à faire pour changer les choses ?

Les membres du CHSCT du syndicat CGT ont déclenché un droit d’alerte car les équipes sont en grande souffrance physique et psychologique avec des signes d’épuisements professionnels. On espère que la Direction saura prendre en compte cet appel, de personnels qui aiment leur travail et souhaitent le faire le mieux possible pour retrouver une tranquillité d’esprit et accompagner « nos anciens ».

 

CENTRE HOSPITALIER DE L’ESTRAN : Motion Intersyndicale CGT-CFDT-FO :

L’ensemble des organisations syndicales et le personnel défendent un Service Public de Santé de Qualité. Ils contestent la réorganisation décidée par la direction du Centre Hospitalier de l’estran :

-         Qui va à l’encontre de l’offre de soins en intra et extrahospitalier

-         Qui va à l’encontre de l’Emploi

-         Qui n’assure pas l’avenir de la psychiatrie au Centre Hospitalier de l’estran

Nous revendiquons :

-         Le Maintien de la sociothérapie (dans son état actuel)

-         La Réhabilitation du projet l’UHT pour une réinsertion social avec suivi des patients (dans son projet initial, avec le maintien des lits qui découle du projet de cette unité)

-         Le maintien des agents contractuels (sur postes vacants et sur postes non vacants)

-         Le Remplacement des départs à la retraite

-         Le Respect des plannings des agents qui les affectent tant dans leur vie professionnelle que personnelle (et ce en regard des textes)

-         Création d’un comité de suivi des agents contractuels et titulaires

-         Maintien de l’offre de soin et des structures en intra et en extra hospitaliers (dans son état actuel)

Les représentants du personnel exigent l’ouverture d’un dialogue de manière à faire valoir les revendications du personnel pleinement justifiées.

Le directeur n’a pas saisi l’opportunité du préavis de grève pour débattre avec les représentants du personnel sur ces revendications.

Nous demandons à la direction l’ouverture immédiate du débat.

 

Dénonciation de la Convention Collective 51 : Premiers effets !

La dénonciation de la convention collective 51 par des syndicats d’employeurs et avalisée par le ministère de la santé commence à faire ses premiers ravages et permet à certains employeurs de supprimer certains acquis puisqu’elle abaisse les salariés au niveau du code du travail. C’est le Cas de nombreux établissements de santé et d’action sociale du département dont le Bon sauveur de Picauville, le l’EHPAD de Saint Jores…. Seule la mobilisation des salariés peut éviter la perte des acquis sociaux. Pourquoi pas tous ensemble ?

 

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Published by usdcgtsanteas50 - dans JOURNAL MANCHOSTO
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