Blog d'information et de communication de l'Union Départementale des Syndicats CGT de la Santé et de l'Action Sociale du secteur Public et du Secteur Privé du département de la Manche (50)
L’Assemblée Nationale a adopté la loi HPST en première lecture le 18 mars 2009, veille d’une nouvelle journée d’action unitaire interprofessionnelle.
Au cours de ce rendez-vous de grande mobilisation, des milliers de salariés, de retraités et d’usagers ont contesté les choix actuels et mis en avant les enjeux de santé, de sécurité sociale solidaire et de service public. Ils étaient accompagnés par les différents collectifs créés dans ce secteur et de nombreux médecins hospitaliers, mobilisés autour de ces mêmes thèmes.
Le rejet du projet de loi s’élargit et touche maintenant ceux-là même qui sont sensés la mettre en oeuvre, notamment dans les hôpitaux publics. Par contre, les groupes privés oeuvrant dans le domaine de la santé et de l’action sociale soutiennent largement ce projet. C’est un signe qui ne trompe pas et montre bien que cette loi leur est très favorable !
La question centrale est bien celle des menaces qui pèsent sur le service public. La démocratie sociale, sanitaire et citoyenne recule !
Le débat n’est pas terminé et doit reprendre au Sénat à partir du 12 mai. Sans attendre cette échéance, la mobilisation doit continuer et s’élargir à tous ceux qui veulent plus de service public et un système de santé efficace, de proximité, solidaire et de qualité.
Débats, rassemblements, pétitions, délégations, mobilisations et manifestations doivent se multipler pour obtenir le retrait du projet de loi actuel et exiger un débat démocratique sur l’avenir de notre système de santé.
La CGT est disponible et appelle à construire des rassemblements les plus larges possibles, avec les salariés, les retraités, les assurés sociaux, les professionnels de santé ainsi que les collectifs et associations mobilisés sur les questions de santé et de protection sociale.
Fermeture d’entreprises, licenciements se succèdent, comme autant de violences contre le salariat. Gouvernement et patronat tentent de monter l’opinion contre les « séquestrations » de cadres et de patrons, actions syndicales que certains veulent comparer à des prises d’otages. Bernard Thibault affirme qu’il « les comprend et les défendra dès lors que ce sont des actions qui ne portent pas une attaque physique à ces dirigeants ».
Oui, colère et désespoir sont au rendez-vous, il est de notre responsabilité, partout, de faire grandir le mouvement afin de construire pour gagner sur nos propositions et les revendications des salariés. La mise en échec des projets patronaux de la CCN 66 est l’exemple même que des avancées sont possibles dès lors que l’unité et la mobilisation des salariés sont là. L’appel des médecins de l’AP-HP à l’action le 28 avril avec l’intersyndicale de l’AP-HP participe de ce mouvement contre la loi HPST et la défense du service public hospitalier.
Les professionnels auprès des personnes âgées n’en peuvent plus de leurs conditions d’exercice. En psychiatrie, le discours sécuritaire stigmatisant les usagers, la remise en cause de la politique de secteur sont autant de points d’appui au développement des luttes. Salaires, conditions de travail et emplois sont au coeur des préoccupations des salariés de la santé et de l’action sociale.
Le Gouvernement reste sourd aux préoccupations du monde du travail. Il continue d’avancer son projet « libéral » comme la loi HPST et ses satellites nécessaires à l’attaque généralisée contre le service public hospitalier et l’assurance maladie. Ainsi, après les kinésithérapeutes et les pédicures podologues, les infirmières vont subir le « racket » de l’Ordre infirmier d’un montant de 75 euros ; il faut bien financer les missions dévolues auparavant aux services de l’État ! Gageons que ce n’est qu’un début.
Oui, c’est de mobilisations et d’unités dont nous avons besoin. Depuis sa création, le 1er mai est un moment de mobilisation des salariés sur leurs revendications. Cette journée internationale fut choisie en référence aux syndicalistes condamnés suite à la manifestation de Haymarket Square à Chicago pour la journée de 8h en 1886. Journée internationale de lutte, elle s’enracine en France après les massacres de Fourmies. Elle porte également la solidarité internationale. Faisons donc du 1er mai une journée de lutte et de solidarité internationale, si l’unité déjà réalisée est reconnue comme « historique », une participation massive aux manifestations permettra peut être au 1er mai
2009 de rester dans l’histoire comme un moment important de mobilisation
Menace sur le Statut Fonction Publique
des Sages-Femmes hospitalières !
L'on murmure dans les couloirs du ministère que le Conseil National de l'Ordre des SF aurait demandé que, dans le cadre de la loi Hôpital Santé Patient Territoire, les SF hospitalières soient sorties du statut de la Fonction Publique Hospitalière.
Pour rappel, dans le cadre du mouvement des SF de 2001, certaines associations et syndicats professionnels de SF (qui ne représentent pas les SF fonctionnaires) avaient demandé un statut de Praticien Hospitalier pour les SF.
La réponse du ministère et des syndicats de PH avait alors été claire: pas de statut PH mais un statut Praticien SF…..avec une grille de salaire à 50% en dessous des PH mais avec les mêmes contraintes (temps de travail à la demi journée et non à l'heure ; perte des avantages liés au statut des fonctionnaires……).
Ce statut PSF laissait de côté le principal argument des "Pro statut PH ", à savoir la reconnaissance des SF par leurs pairs "médicaux" et leur positionnement à part entière, et non sur un « strapontin », dans la famille médicale…..
Cette non reconnaissance n’est pas liée à l’intégration ou non dans un statut mais résulte bien d’une volonté politique, de ne pas reconnaître la juste place des SF dans le système périnatal.
Par contre, cette profession largement représentée par des femmes serait, à coup sûr, perdante sur le plan des droits acquis et de la rémunération.
Est-ce un hasard si la proposition d’exclure les SF du statut de la fonction publique refait surface au moment de la présentation de loi HPST ? Certainement pas car cette proposition rentre pleinement dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques et de la privatisation de l’hôpital public.
L’UFMICT CGT avait proposé que soit créée une filière médicale au sein de la FPH, filière à laquelle pourrait être rattachées toutes les professions médicales qui le souhaiteraient.
Rappelons que le statut PH est totalement démantelé aujourd'hui et que le mécontentement couve chez les PH.
La reconnaissance du travail et de la place des SF commence par une nouvelle façon de considérer la politique de périnatalité en France, qui fasse de la SF le pivot du suivi de grossesses ainsi que par une reconnaissance de leurs qualifications par un diplôme universitaire à Master2 avec la reconnaissance salariale correspondante.
L'UFMICT-CGT propose que toutes les SF concernées débattent largement et s’expriment sur cette question le plus rapidement possible.
ORDRE INFIRMIER
75 euros d’impôts supplémentaires pour les professionnels
C’est le montant de la cotisation annuelle et obligatoire que devront payer tous les infirmiers pour obtenir le droit d’exercer. Comme leurs collègues Médecins, Sages-femmes, Pédicures Podologues et Masseurs-kinésithérapeutes, ils devront être en conformité avec la loi sous peine de poursuites.
Tous les infirmiers perdront donc 75 Euros sur leur pouvoir d'achat dès 2009 alors qu'une minorité serait reconnue à Bac+3 en 2012 !!!
C’est une double escroquerie pour la profession !
Le gouvernement a décidé la création d’une structure ordinale pour mettre en place ses multiples réformes :
- La loi Hopital Patients Santé Territoires met à mal le système de santé publique. La poursuite de la Tarification à l’activité conduit à l’asphyxie de l’hôpital public qui devra se délester d’un maximum de paramédicaux salariés aux fins d’équilibre budgétaire. Déjà, des milliers de suppressions d’emplois sont annoncés dans les hôpitaux. Selon ses possibilités de financement, l’hôpital fera appel à des libéraux intervenant à l’acte. Derrière la mise en cause du statut, c’est celle de la conception du soin de prise en charge globale qui est visée. Par ailleurs, le gouvernement a fait intégrer dans cette loi un amendement qui stipule une inscription automatique à l’Ordre Infirmier pour les professionnels en exercice, tirant les enseignements des multiples conflits chez les MK dans leur refus de s’inscrire au tableau de l’Ordre.
- S’appuyant sur la nécessité d'améliorer la « coopération entre professionnels de santé » et de reconnaître les réels niveaux de qualifications, le gouvernement a entrepris la refonte de tous les programmes de formation des paramédicaux. A terme, ce sont les contenus professionnels qui seront redéfinis pour limiter le nombre de professionnels "éligibles" au niveau Licence et/ou Master pour tirer vers le bas l’ensemble des salaires.
- Le transfert des missions de service public à des structures privées. Dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques, ce ne sera plus l'ensemble des contribuables qui concourra au financement des missions des services déconcentrés de l'État pour le respect de l'exercice professionnels mais les seuls professionnels par le biais de leur cotisation à l'ordre. Ainsi, ce ne sont plus les DDASS ou DRASS qui effectueront gratuitement l’enregistrement du Diplôme, la vérification des Diplômes des professionnels non formés en France, le respect des règles professionnelles…..
Les 75 Euros multipliés par 500 000 (soit 37 millions d'Euros) ne suffiront pas à terme à indemniser les infirmiers élus à l’ordre et rétribuer les personnels de secrétariat et de comptabilité, sans compter les frais de fonctionnement courants (loyers, bureautiques, informatiques etc..). Le prix de la cotisation ne pourra donc qu'augmenter.
La CGT combat depuis des décennies les ordres professionnels. Elle a invité l’ensemble des professionnels à se mobiliser contre la création de ceux des MK, PP et infirmiers en 2006. Elle réclame l’abrogation de toutes les lois portant création de structures ordinales. Elle soutient tous les professionnels poursuivis par les Conseils de l’Ordre, comme récemment pour les MK de Toulouse assignés en référé.
La CGT appelle l’ensemble des professionnels à signer la pétition contre les ordres et à réclamer des moyens aux services déconcentrés de l’État pour remplir les missions de service public.
PSYCHIATRIE : MAUVAISE RÉPONSE
AUX REVENDICATIONS DES PERSONNELS
S’agit-il encore d’un hôpital ?
En février, à l'hôpital psychiatrique de Saint-Avé près de Vannes, deux jeunes hommes hospitalisés fuguent. Aussitôt, un déploiement de forces sans précédent a été mis en place :
police, gendarmerie et hélicoptère de la protection civile, société de gardiennage avec chiens. Depuis, les crémones des fenêtres ont été coupées, des barreaux et des barrières infrarouges ont été installés, les grillages ont été rehaussés, des vigiles patrouillent.
D’autres établissements eux aussi, emboîtent le pas et font le choix de renforcer les dispositifs de sécurité dans les hôpitaux psychiatriques. Cette volonté n’est que la traduction de la mise en place de la circulaire parue le 22 janvier 2009 n° DHOS/02/ F2/2009/23 pour la « sécurisation » des hôpitaux psychiatriques qui fait suite au discours de chef de l’État à Anthony.
Entre soigné et punir, le choix est fait !
Dans ce contexte, le projet de réforme des hospitalisations sous contrainte, annoncé par le ministère de la santé pour ce printemps, nous fait craindre de nouvelles atteintes aux libertés individuelles des patients atteints de maladie mentale. Déjà, des préfets zélés bloquent les sorties d’essai pour les patients placés en HO.
S’agit-il encore de soins ?
Dans le même temps, à Nice, en pédopsychiatrie, depuis plus d'un mois, une jeune fille de 14 ans dort sur un matelas à même le sol faute de lits, dans un hôpital très moderne et côté de la Promenade des Anglais.
Ces deux affaires récentes, qui n’ont a priori rien en commun, illustrent bien cependant la situation des établissements de psychiatrie en France. On investit et dépense des budgets conséquents pour renforcer la sécurité alors que, dans le même temps, on manque de moyens financiers et de personnels qualifiés.
Mais, apparemment, les priorités du gouvernement ne sont pas pour l’heure du côté des patients ni du côté des salariés.
La CGT revendique bien sûr pour les personnels, d’accomplir leurs missions en toute sérénité sur leur lieu de travail. Mais ceci doit être compatible avec un traitement en toute dignité des patients, dans le respect de leurs droits et libertés individuelles, accompagné d’une prise en charge de qualité selon leurs besoins. Ce n’est pas de dispositifs, PTI, cameras, grillages, cellules infra rouges, de professionnels de la sécurité même assistés de chiens, dont nous avons besoin ! Ce sont des professionnels qualifiés, diplômés, titulaires dont nous avons besoin dans les services de psychiatrie.
Des équipes en nombre suffisant, permettant d'agir avant de devoir réagir, sont les garantes pour les personnels comme pour les patients de véritables soins.
Maltraitance ordinaire, déploiement sécuritaire, manque d’agents, sont les conséquences d'une politique gestionnaire et déshumanisée prônée par les pouvoirs publics.
La CGT et les salariés qu’elle représente dénoncent les difficultés croissantes que rencontrent les personnels pour accomplir leur mission.
Une personne sur quatre a eu, ou aura une pathologie mentale au cours de sa vie.
Il est temps que la psychiatrie publique fasse l’objet d’un vrai débat citoyen, en concertation avec toute la communauté médicale et les organisations représentatives du personnel, en plaçant l’intérêt du malade au cœur de la réflexion.
Il est urgent de voter une loi de programmation spécifique à la psychiatrie qui réponde aux besoins des populations et des attentes des professionnels.
Il nous faut pour cela :
· Des moyens humains et financiers pour le soin dans les hôpitaux et services psychiatriques.
· Le recrutement de personnes qualifiées en nombre suffisant.
· Une reconnaissance salariale qui tienne compte de notre spécificité.
· Un soutien du travail extrahospitalier.
· Un arrêt de la fermeture des lits.
· Des formations initiales et continues adaptées.
· Un vrai travail pluridisciplinaire.
· L’exonération du forfait hospitalier pour les patients suivis en psychiatrie.
· La reconnaissance de la maladie mentale comme une souffrance pour la personne
LES PERSONNES AGEES : LES OUBLIES DE LA CRISE
LE SCANDALE DE LA CNSA
Les 67 000 lits d’USLD (Unité de Soins de Longue Durée) redéfinis en lits d’EHPAD (Établissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes) qui devaient être médicalisés ne le seront pas !
Dans la loi de financement de la sécurité sociale, la campagne budgétaire 2009 pour les établissements médicaux sociaux prévoit la réduction des moyens octroyés aux établissements. Ce sont des centaines d’EHPAD qui verront leurs moyens financiers et humains réduits et qui seront sous médicalisés.
Alors que la dégradation des conditions de travail s’amplifie, alors que les accidents du travail et maladies professionnelles se multiplient, alors que le stress engendre une souffrance psychologique parfois insurmontable, alors que les emplois précaires et non qualifiés se multiplient dans ces secteurs, l’opacité des fonds perçus par la CNSA inquiète tous les professionnels de la santé, les associations et les syndicats. La CNSA est uniquement alimentée par l’argent des salariés qui ont été spoliés d’une journée de travail appelée journée de la solidarité. Les sommes non utilisées de la Caisse Nationale de Solidarité Active devraient s’élever pour cette année à plus de 500 millions d’euros !
C’est scandaleux quand on sait que tous les établissements publics sont au bord de l’asphyxie.
La CGT rappelle qu’elle est, depuis sa mise en place, contre cette journée de salaire payée uniquement par les salariés et demande sa suppression.
Elle exige que les moyens alloués aux établissements soient à la hauteur des enjeux du vieillissement de la population.
La CGT ne fait pas que dénoncer, elle a des propositions pour offrir une prise en charge des personnes âgées dépendantes digne de notre siècle. Des conditions de travail des personnels qui ne soient pas celles d’un autre siècle.
Elle exige :
· la mise en place d’un ratio : 1 soignant pour 1 résident (comme promis par le Gouvernement dans le Plan Solidarité Grand Age)
· la résorption de l’emploi précaire de ces secteurs par des emplois pérennes et statutaires
· un grand service public de la prise en charge de la dépendance
· la suppression de la journée de solidarité « spoliée » uniquement aux salariés
· la suppression de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité et d’Autonomie) créée avec l’argent des salariés et que l’argent cotisé (plus de 400 millions d’€ pour l’année 2008 qui n’ont pas été utilisés) soit reversé à la sécurité sociale et réellement utilisé pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes
· un financement unique basé sur la solidarité nationale (sécurité sociale) ; la prise en charge des personnes âgées doit demeurer dans le secteur de l’assurance maladie
· sortir le secteur sanitaire et médicosocial de la marchandisation et de l’exploitation des personnels et des familles ; les personnes âgées ne sont pas qu’un « coût », elles génèrent des emplois et des bénéfices ; les grands groupes financiers investissent massivement dans ce secteur. Preuve en est ORPEA qui prévoit un chiffre d’affaire de 809 millions d’€ pour 2009 en augmentation de 25 % par rapport à 2008
· un véritable plan Emploi/Formation reconnaissant à tous qualifications et revalorisations salariales : s’occuper de la prise en charge des personnes âgées doit rester un véritable métier
· le financement par l’État des constructions et rénovations des maisons de retraite publiques, pour aboutir à un véritable service public de prise en charge des personnes âgées dépendantes
· aucune augmentation des prix d’hébergement supérieur à l’augmentation des pensions ainsi qu’aucune discrimination financière à l’entrée dans les établissements
· la participation financière des résidents doit être limitée à la restauration et l’hébergement selon les niveaux de ressources
· le retour de la prise en charge du soin dans des structures adaptées, type USLD (unité de soins de longue durée), financée par la sécurité sociale au lieu d’être financée par l’usager, les familles et le département (donc les contribuables)
Continuons dans la dynamique du 19 mars qui a rassemblé 3 millions de manifestants sur des revendications communes répondant aux besoins nécessaires de la population d’aujourd’hui !
LES BREVES
ACTION SOCIALE : Tirer les leçons d'un cas d'école.
Une salariée a travaillé de très longues années à temps plein dans une association qui relève de la Convention collective du 15 mars 1966. Pour des raisons personnelles, elle décide de travailler à mi-temps pendant quelques mois mais, deux semaines avant de reprendre son emploi à temps plein, elle est victime d'un accident grave qui la laisse invalide et lui interdit d'occuper un emploi. Elle se tourne vers l'organisme assureur de son régime de prévoyance et celui-ci l'indemnise sur la base de son dernier salaire, soit un demi-traitement.
Ce faisant l'organisme assureur ne fait qu'appliquer la règle prévue par le régime de prévoyance, qui prévoit que l'indemnisation du salarié se fait sur la base de la rémunération des douze derniers mois. Cette règle est tout à fait classique dans les régimes de prévoyance et se trouve dans l'article 23 des conditions générales : Le salaire de référence servant de base au calcul des prestations est le salaire fixe brut ayant servi d’assiette aux cotisations au cours des 12 mois civils précédent l’événement ouvrant droit aux prestations. Elle est peu connue, tant par les salariés que par les DRH, qui sans doute n'avisent pas le salarié qui demande un congé sabbatique ou un aménagement de son temps de travail des risques qu'il court en cas de maladie ou d'accident. La confusion est d'autant plus naturelle que dans un cas similaire la Sécurité Sociale indemnisera sur la base de la rémunération des dix meilleures années
LES EHPAD : UNE MINE D’OR POUR LES INVESTISSEURS PRIVES !
Des groupes comme Quiétude, Medica France ou Orpea, leaders du secteur privé de la prise en charge de la dépendance y investissent massivement dans le but de maximiser leur rentabilité.
Notre département n’échappe pas à cette recherche de rentabilité puisque de nombreuses maisons de retraites privées ont poussé comme des champignons ces derniers mois !
CH de l’ESTRAN (PONTORSON) : MOUVEMENT DE PROTESTATON :
Jeudi 20 mars les personnels protestaient à l’appel des syndicats CGT, FO et CFDT contre une décision unilatérale de la direction et sans aucune concertation, de mettre en place des quotas d’effectifs par grades dans les unités intra-psychiatriques adultes. Cette décision contestée par les syndicats et les personnels aurait remis en cause la qualité de prise en charge des patients et accentué les problèmes de planning déjà existants avec les congés annuels de printemps.
Suite à ce mouvement, la direction a ajourné cette nouvelle directive pour revisiter le problème avec les instances concernées et les cadres. Comme cela aurait du se passer normalement !
La preuve que l’action paye !
Affaire à suivre…
Le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, Joël Martinez, a préféré démissionner plutôt que d'affronter la tourmente. Raison de cette brutale décision? Joël Martinez, 60 ans, a été confronté par les auteurs du "Livre noir des hôpitaux ", ouvrage à paraître, aux 836.997 € de dépenses qu'il a fait engager par le CHU de Caen pour la rénovation et la décoration de son logement de fonction. Un hôpital qui pourtant, comme beaucoup d'autres, va mal financièrement, affichant un déficit de 9,4 millions d’€ pour 2008 et 24 millions d'€ de déficit cumulé. Situé avenue Clemenceau, en bordure du calme parc d'Ornano, le pavillon où demeure le directeur général, nommé à la tête du CHU en février 2007, affichait à l'origine une superficie de 278 mètres carrés de surface habitable. Mais un permis de construire a été obtenu pour bâtir une véranda de 32 mètres carrés et le logement a été entièrement refait. Prévu pour coûter 284.200 € hors taxes au départ, le chantier, à forces d'avenants, est passé à 571.038 puis à 625.120 €, sans compter la prestation de l'architecte d'intérieur d'un montant de 89.355 € TTC.
2 millions d'€ de travaux : par ailleurs, 16 directeurs adjoints du CHU disposent également de logements de fonction, comme la réglementation les y autorise, mais dans neuf d'entre eux, environ 700.000 € ont également été dépensés, aussi bien pour faire des terrasses extérieures que pour réaliser des cuisines à 15.000 € l'unité. A l'hôpital, ce sont la salle de restaurant privé et la salle de réunion directoriale qui ont aussi été "relookées" par un autre architecte d'intérieur pour un montant estimé entre 45.000 et 60.000 €. Le directeur général prévoyait également de faire décorer l'un des selfs de l'hôpital pour un coût 420.000 €, alors que le CHU bourré d'amiante, doit être reconstruit. La note d'honoraires de l'architecte, en partie honorée, se montait à 39.468 € TTC. Le CHU aurait ainsi engagé pour près de 2 millions d'€ de dépenses, difficilement justifiables dans cette période de disette financière.
Le cas de Caen mérite d'être soulevé, car on découvrira certainement dans les jours à venir que ce n'est pas une exception. Il ne faut pas oublier que chaque directeur (général + adjoints : soit une dizaine de directeurs par établissement en moyenne) a statutairement droit à un logement de fonction à proximité de l'hôpital et qu'ils sont nombreux à engager d'importants travaux dès leur arrivée dans un nouveau logement sans aucun contrôle sur ces dépenses.
Reconnaissance à BAC + 3 … :
La Ministre en charge de la Santé a annoncé le 3 mars 2009 lors d’une émission sur les hôpitaux sur France 2, le passage de TOUTES les infirmières en catégorie A de la fonction publique avec revalorisations salariales et attribution d’un diplôme universitaire, dans le cadre du schéma LMD (Licence Master Doctorat) !
La reconnaissance du réel niveau de qualification à Bac + 3 minimum est une revendication portée par l’ensemble de la profession et des organisations syndicales depuis 30 ans !
LA CGT se félicite d’une telle annonce mais reste très vigilante sur l’ouverture des négociations notamment pour ce qui concerne la revalorisation salariale correspondante.
D’évidence, cette émission a participé à la prise de conscience par la population du niveau de qualification et de responsabilité de ces professionnelles, de la pénibilité, de la complexité de leur métier, de la souffrance qu’elles vivent au quotidien en se confrontant à la maladie et à la mort…
Elle a aussi pointé le manque de moyens des professionnels pour mener à bien leur mission, et enfin de « l’in-attractivité » pour les jeunes générations qui hésitent à entrer en formation ou abandonnent en cours de cursus …
La CGT demande l’ouverture de négociations avec application immédiate pour l’ensemble de la profession infirmière mais aussi pour les autres catégories paramédicales qui portent les mêmes revendications de reconnaissance de qualification et de pénibilité.
En effet, pour la CGT, il ne saurait être question de diviser les professionnels. Ces annonces doivent dépasser le seul cadre médiatique et s’intégrer dans le cadre du dialogue social qui prochainement doit faire l’objet de négociations sur les grilles de la fonction publique.
Elles doivent être étendues au secteur privé.
En référence au donnant/donnant du Président de la République, la remise en cause du départ à 55 ans à la retraite pour la fonction publique hospitalière dans le cadre de la reconnaissance de la pénibilité, est un chantage inenvisageable pour la CGT.
Il devrait non seulement être préservé pour les soignantes, mais étendu à d’autres professionnels qui sont usés prématurément par le travail et dont l’espérance de vie est largement inférieure à la moyenne.
Des équipes en nombre suffisant, permettant d'agir avant de devoir réagir, sont les garantes pour les personnels comme pour les patients de véritables soins.
LOI HPST :LES PERSONNELS MEDICAUX DANS L’ACTION :
Après les personnels paramédicaux, les médecins entrent dans la bataille contre la loi Bachelot : une grève unitaire est prévue le 28 avril. Les communautés médicales des hôpitaux parisiens ont voté ces derniers jours des motions prenant clairement position contre la politique gouvernementale : refus de la suppression de services, refus de la gouvernance non partagée avec les médecins, contre l’omnipotence du directeur et enfin refus des purges budgétaires entrainant des suppressions de postes. Ils menacent de démissionner des chefferies de pôle et ont décidé de suspendre toutes les réunions médico-administratives.
L’action parisienne semble faire tache d’huile puisque des médecins siégeant dans les instances dirigeantes de plus de 500 hôpitaux se déclarent « prêts à faire grève et s’il le faut à organiser des mouvements durs contre l’instauration d’un patron unique de l’hôpital »